Saviez-vous que le pneu est responsable à lui seul de 20% de la consommation de carburant de votre voiture pour des vitesses comprises entre 40 et 80 km/h ?
À chaque tour, les matériaux constitutifs du pneu, en se déformant, s'échauffent et dissipent une partie de l'énergie transmise par le moteur : c'est le phénomène de résistance au roulement, qui consomme à lui seul un plein de carburant sur cinq !
Face à ces constats, des pneus à faible résistance au roulement ont été développés, avec pour précurseur le manufacturier Michelin, et ses pneus Energy lancés dès 1991.
Cependant, si elle permettait une économie de carburant notable, cette première génération de pneus verts avait une adhérence plus faible qu'un pneu conventionnel.
Aujourd'hui, ce déficit a été comblé grâce notamment à une réduction de la masse du pneu et un mélange de gomme constituée à 99 % d'une nouvelle génération de silice.
Selon Michelin, ce nouveau pneu vert, l'Energy Saver, lancé cet année, voit son adhérence renforcée et une résistance au roulement diminuée de 20 %, ce qui permettrait d'économiser 3% de carburant.
Si l'Energy Saver est destiné aux voitures citadines, monospaces et berlines, une gamme de pneus utilitaires (Agilis) bénéficiant des mêmes avantages a également été lancé par le fabricant.
La marque au bibendum affirme même que si tout le parc automobile et poids lourd européen était équipé de ces pneus, le gain annuel en carburant serait de 4,5 milliards de litres de gazole et de 1,5 milliards de litres d'essence. Le rejet annuel de CO2 diminuerait ainsi de 15 millions de tonnes !
La bataille des pneus verts
Concrètement, malgré un surcoût de 7 à 8 % à l'achat, le montage de quatre Michelin Energy Saver économiserait 0,2 l de carburant/100 km, soit 4 g de CO2, et 125 euros sur la durée de vie moyenne des pneumatiques.
Le "pneu vert" est sans aucun doute une formidable opportunité pour Michelin mais aussi ses concurrents de redorer leur image auprès du grand public et d'attirer des constructeurs contraints de réduire leurs émissions à des 120 g/km d'ici 2012.
Trouver la "potion magique" pour avoir un pneu avec une résistance au roulement encore plus faible, une longévité plus importante et des distances de freinage plus courtes est devenu le nouveau cheval de bataille des manufacturiers.
En 2001, la société américaine Goodyear lançait ainsi sur le marché le premier pneu utilisant la technologie brevetée BioTRED et subventionnée à hauteur de 3 millions d'euros par la Commission Européenne dans le cadre de son programme « LIFE-Environment ».
Son originalité ? Un matériau à base d'amidon de maïs pour une résistance au roulement réduite de 30 %, soit un gain de 8,2 g de CO2 au km. Ce matériau remplace 20 % de la silice normalement employée dans la composition du mélange de gomme.
Ce "pneumaïs" devrait être commercialisé dès 2009 avec la prochaine BMW Série 5.
A suivre...
Comment reconnaître les pneus plus verts ?
Selon les objectifs fixés par la Commission Européenne, la résistance au roulement est aujourd'hui de 6 à 7 kg par tonne et devra descendre à 4,5 kg par tonne en 2012.
Un nouvel étiquetage pour les pneus devrait apparaître chez les revendeurs et
classera les pneus selon leurs performances environnementales.
Source : www.consoglobe.com
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